Bienvenue à celles et ceux qui me suivent!! J'espère que le blog et sa page FB vous plairont!! Si vous avez la moindre question, ou suggestion, n'hésitez pas je suis quelqu'un de très ouvrte!! Je ne mords pas ;)

Avant de passée au sujet du blog, il faut faire un petit flashback, pour bien comprendre le pourquoi du comment de la chose!!

 

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"Maman disait toujours, la vie c'est comme une boite de chocolat", citation de Forrest Gump! Pourquoi elle me vient elle à l'esprit, non pas à cause du chocolat, enfin quoi que ... (Maman?!) Mais plutôt parce qu'elle dit toujours que j'ai toujours été "légèrement" au dessus des courbes. Vous savez cette courbe poids/taille dans notre carnet de santé?! Et bien dès le début j'étais au dessus, et oui. De plus, rajouter une grande part de génétique, ce à quoi je répond souvent à ma mère, "Tu peux rassurer Papa, je ne suis pas la fille du facteur!", et ça vous donne le duo gagnant.

Enfant et adolescente, je me souviens pas d'avoir pu mettre des habits de mon âge. Vers l'âge de 12 ans, je devais mettre faire une taille 38, si ma mémoire est bonne. En tout cas, je me suis rarement habillée dans les rayons "Filles", on allaient directement dans le rayons "Femmes". Forcément, j'étais rarement à la mode, mais je n'en ai pas souffert plus que ça. Mais au fils des années je me suis très vite trouver une couleur (au grand désespoir de ma soeur!) ... le noir.

Vous savez ce dont on souffre le plus, ado, ce sont les moqueries des autres camarades. Mon chirurgien le Dr Keller à été choqué quand il à lu dans mon questionnaire, les "petits surnoms" que "mes camarades" me donnaient. Il y a eu 'la grosse', 'la baleine', 'le thon', 'la moche' et j'en passe et des meilleurs. Des surnoms qui m'ont poursuivit de nombreuses années. Mais dans mon adolescence j'avais, ce que j'aime appelé, la voix de la raison sur mon épaule. C'était ma tante, elle trouvait toujours les bons mots pour me remonter le moral, elle était cash, sans filtre, et je l'adorai. "Sois fière de tes formes! Au moins le jour au tu ou aura un mec il aura de quoi tripoter" Merci tata <3

Puis la vie, décide de nous mettre l'épreuve, et chacun gère le deuil et autre, à sa façon. La mienne depuis toujours c'est en mangeant. Et encore manger, je crois que ça reste soft, certains diraient 'goinfrer" ou "bouffer". Mais au fils des années, et des épreuves, c'est devenu compulsif. Je pouvais manger tout le contenu de mon frigo en moins de deux, et attention certains mélange étaient assez "violents". Je pouvais passer du sucré au salé, et inversement, en un rien de temps. Saussison, puis nutella, puis re saussison, ou autres. Il fallait absolument que je mange.

Et j'ai découvert il y a peu, et c'est un sujet dont on parle peu, voir pas du tout, ce sont les TCA (les troubles du comportement alimentaires) chez les obèses, parce que oui on peut être obèse et être anorexique et/ou boulimique. Personnellement, j'ai été les deux. Et oui, difficile d'imaginer une personne de 104 kilos être anorexique, et pourtant, j'ai eu une période où je n'arrivait pas a avaler d'aliment solide. Pareil pour la boulimie, j'ai eu des périodes où je mangeais tout et n'importe quoi jusqu'à m'en rendre malade, mais sans aller jusqu'à vomir.

Et entre ces périodes, il faut prendre en compte les premiers émois amoureux. Ah lala, vaste sujet pour moi, mais aussi douloureux. Tous les "hommes" que j'ai fréquentés, avaient honte d'être vu en public avec moi. Sauf mon premier petit-copain. Tous les autres, il fallait absolument se cacher, ne surtout pas être vu en public ensemble, surtout pas!! On ne s'est jamais ce que les gens pourrait penser. Du coup, je n'ai plus eu de relation "normal" depuis mes 18 ans. Et je vais en avoir 32 ans cette année. Je ne sais plus ce que ça fait d'être draguer, d'être invitée au resto, de marcher main dans la main dans la rue avec un homme. Bref, toutes les étapes normales dans la vie d'une femme.

Et puis quand vous pris tout ça dans la gueule, il faut rajouter le regard et souvent le jugement des autres. Alors là, qu'est ce que c'est facile de juger sans savoir. C'est pourquoi je suis quelqu'un de très ouverte, dans la mesure du possible je ne juge pas sans savoir le pourquoi du comment de la chose, avant. Je vais vous racontez deux "anecdotes" vécut aux cours des dernières années.

A l'époque je vivait de nouveau chez mes parents, nous sommes allées faire les courses et pendant qu'ils emballaient les courses, je suis allée me chercher une Morissette parce que je m'étais lever tard ce jour là, je n'avais donc pas mangée à midi. Je m'assois sur un banc, en attendant mes parents, et là un homme d'un certain âge s'arrête devant moi, il tenait un petit chien en laisse, et lui dis "Regarde là, l'autre, en train de se goinfrer". Plus récemment, je suis allée à la boulangerie (à pied, ce qui est déjà un exploit en soi pour moi) quand une voiture s'arrête à ma hauteur, et le conducteur commence à m'insulter "T'es moche, sale grosse". Merci les gens, je n'en demandais pas tant.

Donc aux fils des années, lassée des regards, et autres remarques, je me suis renfermée sur moi-même. Depuis quelques temps, j'ai des soucis de santé, des problèmes de dos, qui me gâche la vie. Du coup ma routine c'est maison/boulot/dodo. Je ne sort que quand c'est réellement nécessaire. Je ne supporte plus la foule, je ne supporte plus le regard des gens, peur d'être jugée sous mon physique, ma façon de m'habiller ou encore le regard des gens quand je mange en public (surtout quand je suis seule).

Mais je me suis suis récemment rendu compte, que l'on avait qu'une vie. A l'époque, j'était joyeuse, j'adorais sortir, faire la fête, j'étais féminine (afin il fut un temps), et ce temps là me manque. Et après de nombreux régimes aussi divers que varié, après des nombreuses pertes de poids pour finalement tout reprendre avec des kilos en plus, j'ai décidé qu'il était temps de faire de faire quelque chose.

La danse me manque, aller à la piscine me manque, courir et faire la folle avec mon neveu et ma nièce me manque. Marcher sans être essouffler au bout de trois pas me manque, ma féminité me manque, ma folie me manque, mon ancienne moi me manque.

Je sais que mon parcours ne sera pas simple, bien au contraire, je sais aussi que certain(s)e ne comprennent pas ma démarche, mais pour la première fois depuis très très longtemps je suis optimiste, je fais quelque chose pour moi. Et j'essaie de me visualisée avec 45 kilos de moins, et je me pose tout un tas de questions. Mais tout ira bien, pourquoi je le sais?! 

Parce que je suis bien entourée! Ma famille et mes amies me soutiennent, et je n'ai besoin que de ça. De soutien, pas de négativité. Oui j'ai bien compris les enjeux d'une tel opération, les conséquences aussi, mais je suis forte, j'y arriverai. Je me pose encore 10 000 questions le soir avant de m'endormir, mais je vais prendre le risque. Je veux prendre le risque de me retrouver, de pouvoir jouer avec ma nièce et mon neveu, de pouvoir marcher, et pourquoi pas courir. Prendre le risque de reprendre la danse, d'aller à la piscine et qui sait peut-être d'enfin rencontrer un homme bien. 

A coeur ouvert, 

Céline.